
#humansofpandemics. Cinquième semaine de confinement. Lundi 27 avril
Me voilà de retour pour vous jouer des mauvais tours.
Après des vacances « bien méritées » on reprend les cours à distance, et pour un moment puisqu’on ne retournera pas sur notre lieu de formation avant le 8 juin… Pas monstre motivant n’est-ce pas ? En tout cas moi ça me motive pas du tout. Et toute cette histoire ne me motive tellement pas que je commence à abandonner pas mal de trucs, comme par exemple, les cours de math.
Mais surtout ce qui ne me motive vraiment pas c’est de rester chez moi un samedi soir. Avant mon objectif était d’arriver le plus rapidement au samedi suivant, mais là, le prochain samedi soir enthousiasmant n’est pas prêt d’arriver. Donc maintenant j’ai plus vraiment d’objectif. Le confinement, c’est la mort sociale de tout le monde et particulièrement des jeunes. Parce que c’est facile pour Alain d’exposer son plan, quand on a autant de cheveux sur la tête, il est compréhensible que sortir avec ses amis ne soit plus une priorité (même si ce serait marrant de le croiser un soir dans un bar). Mais les jeunes, ils ont envie de sortir, et d’ailleurs, il y en a certains qui ont tellement envie qu’ils sortent, même certains des esprits les plus aguerris et motivés à respecter le confinement à ses débuts commencent à céder face à la tentation.
Voilà pourquoi je pense que le moment où le gouvernement n’arrivera plus à tenir les gens et que ceux-ci sortiront de leur domicile pour se fabriquer des anticorps contre ce virus est proche. Les personnes âgées n’auront qu’à se tenir tranquille un moment. Dois-je rappeler que la moyenne d’âge des personnes décédées de cette maladie est de 81 ans. Autrement dit, des personnes qui ont déjà vécu et qui ne souhaitent pas forcement que les jeunes sacrifient une année de leur vie encore active pour préserver leur vieux corps. D’ailleurs, il suffit de regarder dehors pour s’apercevoir que ce n’est en tout cas pas eux qui vont respecter le confinement s’ils n’en ont pas envie.
Et le pire dans cette histoire, c’est que les bars et autres lieux sympas du genre seront probablement les derniers à rouvrir leurs portes….

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes