
Cher journal,
Hier je suis allée me balader, avec ma meilleure amie, dans mon village. En chemin nous avons fait la rencontre d’une centaine de chenilles. Nous avons su plus tard que ces chenilles se trouvaient être des «Lymantrias dispar», appelées aussi Bombyx disparate.
En voyant ces chenilles, je me suis posée des questions. Comment est-ce qu’elles se sentent ? Est-ce qu’elles ressentent ce qu’il se passe ? Ensuite je me suis juste dis que surement, elles s’en fichaient. Qu’elles sont juste tranquillement en train de manger ou alors de se trouver un endroit pour faire leur chrysalide et pouvoir ensuite évoluer en papillon. Cela m’a rappelé une citation de Violette Lebon qui dit « Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle renaissance. » En cette citation, je vois notre situation… En mettant en lien la mort au covid-19 et la renaissance au changement qui aura lieu, je l’espère, après cette crise. Comme si ces événements pouvaient, comme pour la chenille, être un moyen d’évoluer.
Il y a même des choses plus concrètes qui montrent qu’une partie de la population voudrait aussi évoluer.
Comme, par exemple, l’appel du 4 mai qui interpelle les personnes qui voudraient que l’après-coronavirus soit différent. Un peu comme si avant nous étions des chenilles et qu’après nous pourrions devenir des papillons.
Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes