#humansofpandemics. Déjà la cinquième semaine de confinement. Le 27 avril, une première phase de déconfinement a commencé ; les drive des McDonald’s ont rouverts et c’est bien la seule chose que les gens retiennent, ils attendaient tous ça. Personnellement, c’est la dernière de mes préoccupations d’aller manger un mcdo. Je suis plutôt en stress en attendant de savoir si les examens auront lieu, j’espère qu’on ne les a pas, déjà parce que je suis sûre de me planter mais en plus parce que c’est le meilleure moyen pour la propagation surtout avec les transports en commun. Ça a été compliqué de travailler pour les examens à cause du bruit de mes charmants voisins mais aussi par manque de motivation. C’est dur de se motiver quand on est dans l’incertitude. J’ai travaillé un minimum mais bon, je n’étais clairement pas au maximum de mes capacités pour le coup.

Pour palier à ça, j’ai profité de faire un peu de moto quand même. Parce que mon permis ne va pas se passer tout seul, si le SAN ouvre à nouveau avant août faut que je sois prête. J’ai fait une jolie balade jusqu’à Neuchâtel, c’est superbe avec le lac turquoise et le soleil. Ah oui, j’ai fêté mon anniversaire aussi. C’est particulier de fêter son anniversaire dans de telles conditions, cela n’empêche pas qu’on a passé un bon moment mais j’aurais préféré pouvoir aller le fêter le lendemain au bal de la jeunesse comme je pensais le faire à la base. Du coup, là, j’ai hâte que les magasins ouvrent pour aller chercher mon cadeau d’anniversaire. Un nouveau full cuir, deux pièces cette fois et pas une pièce comme j’ai déjà parce que ce n’est pas pratique pour beaucoup de choses, notamment quand je fais des photos pour des amis motards et que je dois me déplacer vite.

J’espère que tout ceci s’arrêtera bientôt et que le déconfinement progressif fera ses preuves. Même aller faire les courses c’est spécial, sortir avec le masque et les gants, prendre une petite carte pour que les employés voient combien il y a de personne dans le magasin, les marquages au sol que les gens ne respectent pas. À croire qu’ils sont débiles, vraiment, j’ai déjà remis en place des gens qui me collaient mais ils n’en avaient rien à secouer. J’ai hâte de refaire de longues journées motos avec mes amis, sortir en ville, sortir danser, juste retrouver un contact social normal.

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes