#humansofpandemics. Cinquième semaine de confinement. Nous venons d’avoir 2 semaines de vacances, ces deux semaines m’ont fait beaucoup de bien. Même si je n’ai pas vraiment pu sortir, j’ai pu me reposer, m’occuper de mes animaux et bronzer au soleil. Le 28 février 2020, le mur de mes voisins mesurant 3 mètres de haut qui séparait mon jardin de celui de mes voisins est tombé chez nous. En tombant, il a recouvert le quart de mon jardin et dans ce bout de jardin se situait le parc de ma tortue qui hibernait tranquillement. Nous n’avions pas le droit d’enlever les cailloux pour libérer notre tortue car nous devions attendre que l’assurance de ma voisine vienne constater les dégâts. Après deux mois d’attente, des ouvriers sont enfin venu le lundi 20 avril pour enlever les cailloux tombés dans notre jardin. Je les ai observé travailler toute la journée en espérant qu’ils retrouvent ma tortue vivante mais je n’avais que très peu d’espoir de la retrouver en vie. Par miracle, vers 15h, un ouvrier l’a trouvée et elle était toujours vivante. Je n’arrive toujours pas à réaliser qu’elle a survécu à cette chute du mur.

Depuis le 21 Avril, des ouvriers viennent construire un parking juste à côté du mur. Je ne supporte plus le bruit des machines, c’est devenu très compliqué de travailler dans ma chambre car les travaux sont juste à côté et les machines font trembler le sol de ma chambre. Durant les vacances, j’ai révisé les examens dehors, le bruit des machines était aussi fort que dans ma chambre mais au moins le sol ne tremblait pas et j’étais au soleil.

La reprise des cours à distance est compliquée avec ce bruit, j’ai beaucoup de mal à me concentrer. Sans le confinement je serais allée travailler autre part, dans un endroit plus calme mais là c’est impossible, je dois faire avec. J’ai voulu manger plus tard à midi afin de pouvoir travailler quand les ouvriers sont en pause mais j’ai vite vu que ces ouvriers prenaient à peine 30 minutes de pause à midi. J’espère qu’ils finiront rapidement le parking afin que je puisse retrouver le calme de mon village.

Le point positif de ce confinement est que je me suis remise au sport et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps, je peux enfin me défouler comme j’en ai besoin, ce qui n’est pas le cas quand nous avons les cours au gymnase.

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes