23 mars 2020. Texte d’un-e gymnasien-ne

Il y a déjà plus d’une semaine

Le virus nous a mis en quarantaine

Tous cloitrés à la maison

Pour bien finir la saison

Tous les magasins vidés

Il n’y a plus de papier

Plus d’huile et de conserves

Comment faire sa réserve

Devoir rester à domicile

N’est pas vraiment si difficile

Profitant d’un grand soleil

En classe ce n’est pas pareil

L’enseignement à distance

N’est pas mieux qu’une dispense

Plus de trafic

C’est l’informatique

Dehors, le soleil brille

Dans le jardin, la nature reprend vie

Là-haut, le ciel est bleu

À l’air libre, les oiseaux chantent 

À l’extérieur, une douce chaleur envahit l’atmosphère

Il flotte dans l’air une douce odeur de renouveau 

Mais dans les villes, tout a changé

Dans les maisons, les gens ont du mal à respirer

Aux alentours, les rues sont vides

Ailleurs, les hôpitaux sont envahis

Les gens sont avides d’une guérison rapide

Mais ce virus perfide trouble les victimes de la calvitie 

Oui, c’est à cause de lui que les gens se méfient

Il nous poursuit et nous terrifie

Et moi je suis là

Est-ce un privilège ou le début du trépas ?

Souvent, la nuit, je pense à ces derniers moments

Cette dernière sonnerie, ce dernier cours, ce dernier trajet

Avant de m’installer dans cette caverne

Pendant un temps interminable

La solitude, l’isolement, la claustration

La routine, se lever, se coucher

Ce cercle vicieux

Que je croyais pouvoir abandonner

Souvent, le jour, j’observe par la fenêtre,

Je me remémore les choses que je tente de ne pas négliger

Ces tâches, ces devoirs, ces obligations

Ce stress quotidien que je pensais en?n pouvoir oublier

Puis la nuit arrive,

Je retourne dans ma cellule

Où la tristesse et la nostalgie dominent

Et tout recommence,

Encore

Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes