
Troisième semaine de confinement, début avril 2020. Texte d’un-e gymnasien-ne
Les jours passent, s’enchainent et se ressemblent tous. Nous vivons au jour le jour en attendant impatiemment d’entendre la fameuse bonne nouvelle : « Le virus est vaincu ! Dès demain, vous, chers citoyens, reprendrez le cours d’une vie normale, sans la contrainte de maintenir la distance de sécurité. Dès demain, chers concitoyens, vous retrouverez vos familles et vos proches que vous pourrez prendre dans les bras sans retenue ! »
Pendant que cette merveilleuse nouvelle se fait attendre, nous n’avons guère d’autre activité que de nous noyer dans le coronavirus qui, non seulement, est présent dans notre air et dans nos hôpitaux, mais l’est carrément aussi sur nos écrans ! En effet, nous sommes noyés dans la surinformation liée à ce virus tout le long de notre confinement. Nos journées se résument à lire les gros titres sur le nombre de morts quotidien dans chaque pays, à écouter Monsieur Berset nous marteler l’esprit en nous disant qu’il faut garder la distance de sécurité qui est de deux mètres au minimum, ainsi que Monsieur Parmelin qui n’a d’autres choses à dire que « La Confédération libère 42 milliards pour les entreprises » … Tout cela est bien beau, mais ne nous aide guère à nous occuper lors de notre confinement; pour une fois, le peuple suisse connaitra l’ensemble de son Conseil Fédéral, puisque nous les voyons, actuellement, plus souvent que notre propre famille.
J’aurai la chance de pouvoir dire que j’aurai célébré mon anniversaire en compagnie de Monsieur Berset ! Quel honneur et quel privilège ! Il n’a cependant pas souhaité trinquer avec moi, sous prétexte qu’il était en train de faire son travail. Heureusement, la technologie nous vient en aide. Pour une fois que nos chers amis Chinois nous offrent quelque chose d’utile qui ne tue pas les gens. Merci à eux de fabriquer nos smartphones qui nous permettent de voir notre famille; en voilà une bonne chose de leur part, bien mieux que de manger les chauve-souris ou les pangolins qui auront détruit ce monde…
En attendant les jours meilleurs, prenez soin de vous et de vos proches et si cela peut encore intéresser quelqu’un, nous sommes passés à l’heure d’été, bien que cela ne change strictement rien à notre vie de confinés.
Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes