
Troisième semaine de confinement, début avril 2020. Texte d’un-e gymnasien-ne
La vie durant ce confinement est plutôt particulière. Nous devons rester à la maison. Les rues sont vides, les magasins sont silencieux. Les gens s’écartent quand on les croise et s’analysent. On se croirait dans un monde de fous.
Dans les magasins, il y a des panneaux partout et des chemins à suivre afin de ne pas se croiser. Les caisses sont entourées de marquages au sol pour que l’on ne soit pas proches des autres personnes. Les gens nous observent lorsqu’on se rapproche. Les entrées sont surveillées par des agents de sécurité. Chaque chariot ainsi que chaque panier est désinfecté après chaque passage. Les gens portent des gants ou/et des masques à l’extérieur.
Cela est étrange, nous n’avons pas l’habitude. Tout est fermé, les écoles, les petites entreprises, les cinémas … Tout le monde est à la maison.
Les personnes âgées ne sortent plus. Elles se croient punies. La possibilité de les voir est le téléphone, pour autant qu’elles en possèdent.
Certains jeunes profitent de ce moment pour porter leur aide aux personnes à risques.
Faire les commissions, promener les chiens, et d’autres choses encore.
Les enfants, eux, ne doivent pas vraiment comprendre ce qu’il se passe; ils sont cloitrés à la maison avec leurs parents tous les jours. Ils ne voient plus leurs amis.
Afin de suivre l’école, chaque enseignant a mis en place un système pour que les élèves puissent avoir accès aux devoirs et puissent continuer la scolarité à la maison. Il n’y a donc plus de tests et il y a moins de travail à faire chaque jour. Nous devons trouver une organisation afin de faire chaque devoir. Définir des heures ainsi qu’un programme pour être à jour et ne pas se perdre dans tous ces changements.
Ce confinement a apporté d’un coup, sans préparation, un énorme changement que l’on n’avait jamais vécu. C’est vraiment une ambiance étrange à laquelle nous n’avons pas l’habitude.
Après deux semaines, on se met dans le rythme et tout ce changement devient un peu plus facile à vivre.
Ce témoignage provient d’un journal de confinement online tenu par des gymnasiens et gymnasiennes